J'ai pu m'entretenir hier avec André Béland, qui est de retour de Grand Goâve après deux semaines de travail de terrain. Vous vous rappellerez qu'il était parti avec Maryse à bord du premier vol commercial pour Port-au-Prince depuis le tremblement de terre.
Enseignant d'éducation physique à la retraite, André s'est impliqué pendant 20 ans auprès d'Action Haiti, ayant occupé plusieurs positions administratives importantes au sein de l'organisme. Depuis quelques temps, il travaille avec Les Artisans de Paix Internationale, organisme oeuvrant en Haïti et en République Dominicaine dont la mission ressemble à la nôtre.
Fort d'une longue expérience de terrain et désireux de mettre à profit son talent sur les chantiers de construction, André a saisi la perche tendue par Maryse lorsque celle-ci lui a demandé de l'accompagner dans son séjour. Ensemble, ils ont entre autres travaillé à la construction de 18 refuges temporaires. Les abris sont rudimentaires: 7 pieds par 8 pieds, charpente de bois, toit de tôle, matériaux d'une valeur d'environ 60$ l'unité. Avec les bâches déjà acheminées et celle qui continueront d'arrivées, on espère offrir un minimum de protection à quelques familles durant la saison des pluies.
André est amateur de plein air et de camping; c'était cependant la première fois qu'il dormait dans une tente fichée sur un toit. Installé au-dessus de la maison de Félix aux côtés de Maryse (plutôt qu'au centre des bénévoles où il avait l'habitude d'être hébergé avant le séisme), il m'assure avoir eu un bon séjour au sec : il fait chaud et humide, mais la saison des pluies n'a pas encore commencé...
Je lui ai demandé s'il avait une anecdote ou une réflexion particulière à partager. C'est son arrivée à l'aéroport - et surtout le débarquement des bagages - qui lui est venue à l'esprit. "Le bordel total!" pour reprendre ses mots. Il s'agissait du premier vol commercial depuis la tragédie, avec toute la désorganisation à laquelle on pouvait s'attendre. Valises lancées pêle-mêle devant une horde de 300 voyageurs empressés de récupérer leurs biens; apparemment que des mesures ont été prises depuis pour remédier au chaos.
Sur une note plus sobre, André m'explique qu'il n'a pas vraiment vu l'ampleur des dégâts à Port-au-Prince à son arrivée (la route vers Grand Goâve ne passant pas au coeur de la capitale), mais qu'il l'a pleinement senti lors du retour, un détour l'ayant mené en vue des édifices en "millefeuille"...
J.O.R.
Projets Maryse s’implique dans le sud d’Haïti principalement dans la région de Grand Goâve, située à proximité de l’océan Atlantique. La population est d’environ 110 000 habitants, incluant une petite ville et la vaste campagne environnante, plutôt montagneuse. Quelques-unes de nos réalisations : Parrainage scolaire, aide partielle aux étudiants, construction de l'école Papatanm, du Centre éducatif Marie-Cécile et de petites maisons "caye" depuis 2006 et suite au séïsme.
dimanche 28 mars 2010
mardi 23 mars 2010
1+6+0
Diane Fréchette, une connaissance d'Antonio, a organisé vendredi dernier une soirée de numérologie bénéfice pour Action-Haïti. Cette initiative inusitée - et quelque peu mystérieuse, je n'ai pas plus de détail... - aura rapporté 160$ à l'organisme. Que vous soyez de ceux qui sont fascinés par l'arithmétique mystique ou, au contraire, de ces sceptiques endurcis, vous conviendrez qu'au moins un nombre dans cette histoire est porteur de sens...
J.O.R.
J.O.R.
samedi 20 mars 2010
Possible reprise des cours
Fritzer a une autre bonne nouvelle concernant l'école Saint-François. Dans ses mots:
"La semaine dernière, j'ai rencontré les profs et les parents pour regarder ensemble la posibilité de la reprise des cours le 6 avril prochain. Nous comptons organiser une activité parascolaire la semaine prochaine (22-29 mars) afin de préparer les élèves à cette eventuelle reprise des cours."
Espérons que la rouverture de l'école ait lieu dès que possible, d'autant plus que les livres destinés à l'institution ont été retrouvé. La vie reprend son cours - c'est le message que ça enverrait aux enfants et aux parents là-bas.
Notez que les écoles de Papatanm, Maranatha, Notre-Dame-Marie et Saint-Joseph sont quant à elles toujours fermées, sans date de reprise.
J.O.R.
"La semaine dernière, j'ai rencontré les profs et les parents pour regarder ensemble la posibilité de la reprise des cours le 6 avril prochain. Nous comptons organiser une activité parascolaire la semaine prochaine (22-29 mars) afin de préparer les élèves à cette eventuelle reprise des cours."
Espérons que la rouverture de l'école ait lieu dès que possible, d'autant plus que les livres destinés à l'institution ont été retrouvé. La vie reprend son cours - c'est le message que ça enverrait aux enfants et aux parents là-bas.
Notez que les écoles de Papatanm, Maranatha, Notre-Dame-Marie et Saint-Joseph sont quant à elles toujours fermées, sans date de reprise.
J.O.R.
jeudi 18 mars 2010
Objets trouvés...
Merci à Saint-Antoine de Padoue, patron des naufragés et des objets perdus...
Le Père Fritzer nous informe que le conteneur qui avait été envoyé par Michel Ouellet de Microfinances Nord-Sud vers la fin de l'automne (je vous réfère aux archives du blogue) a été retrouvé! Voilà une excellente nouvelle. Le conteneur transportait entre autres quelques 4000 livres amassés par notre ami Robert Chauveau dans le but de remplir les rayons de l'École Saint-François d'Assise à Grand Goâve, de même que du matériel médical.
Le port de Port-au-Prince ayant été durement touché par le séisme, nous ne savions pas si nous pourrions retrouver tout ce matériel -- d'autant plus que les risques de pillages étaient bien réels. Tous les efforts n'auront donc pas été fournis en vain!
J.O.R.
Le Père Fritzer nous informe que le conteneur qui avait été envoyé par Michel Ouellet de Microfinances Nord-Sud vers la fin de l'automne (je vous réfère aux archives du blogue) a été retrouvé! Voilà une excellente nouvelle. Le conteneur transportait entre autres quelques 4000 livres amassés par notre ami Robert Chauveau dans le but de remplir les rayons de l'École Saint-François d'Assise à Grand Goâve, de même que du matériel médical.
Le port de Port-au-Prince ayant été durement touché par le séisme, nous ne savions pas si nous pourrions retrouver tout ce matériel -- d'autant plus que les risques de pillages étaient bien réels. Tous les efforts n'auront donc pas été fournis en vain!
J.O.R.
mardi 16 mars 2010
Mise à jour - deuxième partie
Maryse Bouthillette et André Béland ont pris le premier vol commercial d'Air Transat le mercredi 10 mars. Leur premier objectif est d'ériger 15 à 20 abris temporaires en remplacement d'abris de fortune avant la saison des pluies qui débute vers le 20 mars. Pourquoi des abris temporaires? Parce qu'on ressent encore à Grand-Goâve, quotidiennement, deux secousses par jour, d'où l'impossibilité de construire des cayes permanentes (il ne faut pas que le sol bouge pour que le béton prenne...). On demande aux familles sélectionnées de monter une charpente de bois; nous fournissons des feuilles de tôle pour la toiture et des bâches pour les murs. Déjà le vendredi 12 mars au soir, deux abris étaient terminés. Le samedi 13 mars, la Coalition Haiti pour demain livrait d'autres bâches (troisième convoi). Maryse et André ont apporté de la corde et plus de 100 lb de bâches dans leurs valises.
Antonio / J.O.R.
Antonio / J.O.R.
lundi 15 mars 2010
Mise à jour - première partie
La troisième photo illustre l’état de l'école Jean-Jacques Dessalines de Papatanm. Projets-Maryse l'a construite 2008-2009 en suivant les normes antisismiques, grâce à une subvention du Diocèse catholique de Berne. Dans la cour, actuellement, la bâche recouvre les fidèles pendant un office religieux, puisque la chapelle, très
voisine de l'école, est démolie (quatrième photo). J.O.R.
samedi 13 mars 2010
Triangle de vie
Bonjour à tous,
Comme j'étais aux États-Unis cette semaine, ça fait déjà quelques temps depuis la dernière mise à jour. Veuillez m'en excuser. Maintenant que je suis de retour au poste et que Maryse est en Haiti, nous devrions recommencer à avoir des nouvelles.
Pour l'heure, une petite capsule qu'on pourrait intituler "Quoi faire en cas de tremblement de terre?"
Écoliers, on nous a tous donné des directives en cas de situation d'urgence. En ce qui a trait aux séismes, je me souviens qu'on m'a conseillé de me réfugier sous mon pupitre ou encore sous un cadre de porte afin de me protéger des éventuels débris.
Erreur! Les spécialistes qui font les fouilles dans les édifices en ruine s'entendent sur le fait que la plupart des gens qui s'en sortent sont ceux qui, justement, ne se précipitent pas sous les meubles et les cadres que nous croyons (à tord) être structurellement plus solides. Ce serait ceux qui se recroquevillent en position foetale à côté d'un meuble ou d'un mur qui survivent.
Comme j'étais aux États-Unis cette semaine, ça fait déjà quelques temps depuis la dernière mise à jour. Veuillez m'en excuser. Maintenant que je suis de retour au poste et que Maryse est en Haiti, nous devrions recommencer à avoir des nouvelles.
Pour l'heure, une petite capsule qu'on pourrait intituler "Quoi faire en cas de tremblement de terre?"
Écoliers, on nous a tous donné des directives en cas de situation d'urgence. En ce qui a trait aux séismes, je me souviens qu'on m'a conseillé de me réfugier sous mon pupitre ou encore sous un cadre de porte afin de me protéger des éventuels débris.
Erreur! Les spécialistes qui font les fouilles dans les édifices en ruine s'entendent sur le fait que la plupart des gens qui s'en sortent sont ceux qui, justement, ne se précipitent pas sous les meubles et les cadres que nous croyons (à tord) être structurellement plus solides. Ce serait ceux qui se recroquevillent en position foetale à côté d'un meuble ou d'un mur qui survivent.
Pourquoi? La raison est simple. Lorsqu'un plafond s'effondre et qu'il rencontre un meuble, ce dernier se compresse quelque peu sous le poids, sans pour autant s'aplatir comme une crêpe. Résultat: il reste presque toujours un espace triangulaire de quelques pieds autour du mobilier. C'est dans ces "triangles de vie" que les secouristes trouvent des "miraculés". La même chose vaut pour les véhicules. Un automobiliste en boule à côté d'une voiture écrasée survivra, mais pas celui qui est prisonnier à l'intérieur.
Évidemment, il vaut toujours mieux être contre le mur extérieur d'un bâtiment qu'à l'intérieur de celui-ci...
J.O.R.
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