lundi 26 janvier 2015

Le début de nos activités - Janvier 2015

Le 24 janvier2015


Bonjour à tous ceux et celles qui nous accompagnent en pensée dans notre périple en Haïti.

Deux semaines se sont écoulées depuis notre arrivée le 13 janvier.

« Vendredi 16 janvier, une centaine de personnes attendent à la barrière du Centre Marie-Cécile dès 7h30 du matin; nous avons cédulé une réunion pour 9h. Le téléphone…  et le bouche à oreille s’est fait comme une trainée de poudre… Mme Maryse est arrivé! »

Le groupe qui attend l'ouverture du Centre Marie-Cécile

Pour toutes ces mères, c’est un peu d’espoir et de baume dans leur vie de grande misère, pour la plupart. Elles ont hâte de se libérer quelques heures de leur pénible quotidien pour apprendre et réaliser de belles choses. 

Deux fois par semaine, elles viendront travailler et confectionner petite couverture, sac à main, blouses, jupes, etc.

Les femmes à l'atelier de couture
Lucie en plein travail

Pour un autre groupe, c’est le travail au crochet qui les passionne. Elles crochètent chapeau, petits sacs, bas pour bébé, etc., et souvent elles trouvent à vendre leur création.

Enfin tous ces projets touchent une soixantaine de femmes : Lucie et moi, aux ateliers de couture; Rose-Darline, une jeune haïtienne compétente, enseignera le crochet; et notre agronome Francky animera les ateliers de jardinage « Jaden la caye ».

Deux après-midi par semaine sont consacrés à nos parrainés du secondaire. Après leur journée d’école qui se termine vers 13 h 30, ils se rendent au Centre Marie-Cécile pour des ateliers d’informatique et de théâtre, offerts par de jeunes coopérants, Alban et Marie-Lyne, qui sont arrivés avec Antonio, notre collègue de travail.




Le mercredi est consacré à la consultation, la tâche la plus lourde de mon bénévolat… Des étudiants, des malheureux, des malades, se bousculent à la barrière pour entrer et trouver un peu d’aide pour résoudre leur problème. Beaucoup d’étudiants cherchent un peu d’aide pour l’école, dans leur cas le directeur les a retournés… les parents ne pouvant payer les frais scolaires qui sont très élevés pour des familles nombreuses et sans travail ou au revenu si petit. 

Nous avons réservé un budget pour l’aide partielle aux étudiants, mais il ne suffit jamais, ce qui nous oblige à faire une sélection à l’aide d’un petit comité. Ce n’est pas simple, et souvent je vis de l’impuissance, car les demandes sont sans fin.


Une grand-maman de trois petits orphelins
Une maman de 5 petits enfants demande de l'aide pour l'école
Un de nos étudiants, retourné de l'école, faute de moyens financiers 


Grâce au CSI (Collaboration santé internationale), nous avons aussi un volet Aide à la santé. Il arrive souvent que nous sauvons des vies, simplement en donnant aux gens qui viennent nous voir les médicaments que le médecin leur a prescrits et qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter. Sans ces médicaments, plusieurs ne s’en sortiraient pas… Malheureusement beaucoup d’enfants et de mères de familles perdent la vie très jeune, ce qui fait beaucoup d’orphelins négligés et malheureux… C’est pourquoi je crois que ce service est très utile.

Une jeune maman qui n'a plus de lait pour nourrir son bébé de 7 mois

J’espère que ces écrits vous donnent une idée de notre travail en Haïti et donnent aussi un sens à votre don. Merci d’être avec nous!


À la prochaine,
Maryse

1 commentaire:

Chantal Lapierre a dit…

Merci pour les nouvelles et les photos, j'ai l'impression de vous suivre un peu dans vos activités et votre quotidien en Haïti. Bravo pour tout le travail que vous faites auprès des gens... Au plaisir de lire vos prochaines nouvelles.